Cinéma Culture

Les jolis films #5

2 avril 2018

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas fait un petit bilan des films vus mois par mois… Il faut dire que l’année dernière, je suis très peu allée au cinéma (22 fois alors que j’y vais plutôt 50 fois par an !). Le début d’année a aussi été plutôt timide, mais je me suis clairement rattrapé en février et en mars !

De par mon métier, je me rends aussi pas mal en festivals, donc l’année dernière n’était pas si pauvre que cela…

PHANTOM THREAD de Paul Thomas Anderson

Mon coup de coeur de cet fin février… Lorsque je l’ai vu j’en suis restée plutôt dubitative, pourtant il m’a laissé une belle empreinte. J’y ai beaucoup repensé après coup. La beauté des plans, la perfection des costumes, les dialogues grinçants et puis une histoire d’amour surtout qui vous touche forcément… Le film est faussement classique au premier abord, mais d’une richesse au final. C’est le genre de film qu’il faut voir une seconde fois pour redécouvrir des passages, j’ai donc hâte d’avoir l’occasion de le revoir.

CALL ME BY YOUR NAME de Luca Guadagnino

Elio, Elio, Elio… ou Timothée Chalamet, la révélation 2017 ! Je pensais vraiment que je n’allais pas aimer, car le Timothée, justement, avait le don de m’agacer en interview. J’ai l’esprit de contradiction, je décide souvent de ne pas aimer quelque chose si tout le monde l’a apprécié. Je suis quand même allé le voir, car tout mon entourage me le conseillait. Et j’ai été agréablement surprise ! Timothée Chalamet est d’un naturel… En même temps, la caméra est clairement amoureuse de lui. L’Italie est belle, ils sont beaux, la maison fait rêver, bref on a clairement envie de ce genre d’amour estival même s’il finit mal. Je trouve la fin inutile par contre, mais j’imagine que c’était dans le livre…

THE RIDER de Chloé Zhao

Dernier film (bien) que je suis allée voir vendredi dernier. On me l’avait conseillé, je n’y serai pas forcément aller sinon. Il y a de ces films qui te font aimer n’importe quel sujet ! Le rodéo, franchement, ce n’est pas mon truc du tout comme beaucoup de gens ! Je n’aime pas l’ambiance qui s’en dégage, ça fait « redneck » américain, bref ce n’est pas « vendeur » pour un sou. Et en fait, rien à voir avec les cow-boys « habituels », Chloé Zhao choisit de filmer dans une vraie réserve indienne située dans le Dakota du Sud où les acteurs sont tous non professionnels et vivent réellement dans cette communauté. Les personnages principaux sont de la même famille et les événements tragiques que relatent le film se sont vraiment passés. Cela rend le film d’autant plus poignant et, surtout, très dur par moment. Et rien que pour la beauté des paysages, il faut aller voir ce film ! En revanche, vous serez en tension pendant toute la durée du film…

L’ILE AUX CHIENS de Wes Anderson

J’ai eu la chance d’aller le voir en avant-première il y a une quinzaine de jours pour le boulot dans la belle salle du Forum des images. Pour être honnête, je ne suis pas une méga fan de Wes Anderson, même si j’en ai aimé quelques uns comme Moonrise Kingdom ou Fantastic Mr Fox. Je ne comprends pas trop tout l’engouement que suscite ce réalisateur, ses obsessions de la symétrie m’énerve plutôt qu’autre chose… En revanche, j’aime beaucoup les films en Stop-Motion. Je suis toujours impressionnée par le travail derrière, j’adore imaginer les hurluberlus qui bossent dans les studios d’animation et qui passent leurs journées à recréer des objets de la vie réelle en taille polly pocket ! En tout cas, grosse surprise ! J’ai adoré, les décors sont tout simplement somptueux, et on ne s’ennuie pas une seconde ! Courrez-y ! Moi, j’y retournerai probablement avec mon copain.

LA NUIT A DEVORE LE MONDE de Dominique Rocher

Je ne serai pas aussi dithyrambique que pour les précédents films, mais j’ai passé un bon moment. Et puis, c’est un premier film. Certes, il y a pas mal de longueurs, mais ça reste prometteur. Rares sont les films de genre en France, je salue donc l’audace, surtout que le film n’est vraiment pas resté longtemps à l’affiche… J’avais été séduite par l’acteur principal, Anders Danielson Lie (Oslo, 31 août et Ce sentiment de l’été), qui porte tout le film. En même temps, il est pratiquement seul du début à la fin.

LADY BIRD de Greta Gerwig

Ce n’est pas non plus le film de l’année, mais il est de ceux qui vous feront passer un agréable moment. Il n’aura pas changé ma vision du monde, il m’a touché tout simplement. De plus, j’aime beaucoup Greta Gerwig. Son film est bien réalisé, la distribution est parfaite, bref c’est un très joli film. L’actrice principale, Saoirse Ronan, interprète bien le rôle de l’adolescente rebelle et incomprise par ses parents, Laurie McPherson, qui joue la mère, est très bien également.

THE DISASTER ARTIST de James Franco

Une petite comédie pour une fois ! Connaissiez-vous The Room, l’un des plus gros nanards du cinéma ? Personnellement, j’ai découvert ce film seulement après la sortie de The Disaster Artist en voulant un peu me renseigner avant d’aller voir le film. Et quelle découverte ! J’ai tenu 15 minutes. C’est incroyable de nullité, tellement incroyable que l’on se demande comment le film a pu voir le jour. On apprend dans le film de Franco que le réalisateur l’a financé tout seul, ce qui explique bien des choses ! Enfin, ça n’explique pas comment des « acteurs » ont accepté de jouer là-dedans ! James Franco est vraiment parfait dans le rôle, il est même assez impressionnant je dois dire, par contre, son frère est assez insupportable !

THREE BILLBOARDS, les panneaux de la vengeance de Martin McDonagh

Ce que j’ai vraiment aimé dans ce film, c’est son manque total de moralité ! Ce qui fait plutôt du bien dans le cinéma américain et élève le film au rang des frères Coen. Cette mère qui perd sa fille, violée, torturée et brûlée vive, n’est pas l’héroïne qu’on attend. C’est une dure à cuire qui veut secouer les « bouseux » de sa ville paumée quitte à vraiment dépasser les bornes.

THE FLORIDA PROJECT de Sean S. Baker

Pour finir, je voulais vous parler d’un film que j’avais raté au cinéma l’année dernière et que j’ai eu l’occasion de regardé il y a quelques semaines. Comme je vous le disais au début de mon article, l’année dernière a été une année pauvre en cinéma ! J’avais adoré le premier film de ce réalisateur, Tangerine, sortie l’année d’avant. Ce que j’aime particulièrement chez lui, c’est son plaisir de filmer des acteurs et de le faire ressentir à l’image. On est tout de suite touché et transporté par ces tranches de vie atypique, par ces personnages hauts en couleur, mais aussi par la dureté de leur vie dans ces motels. C’est pourtant eux qui donnent une âme à ces endroits de passage. La fin est bouleversante et nous renvoie à nos vies si tranquilles à côté, et on en apprécie davantage la rareté.

 

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